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Et si on laissait parler les jeunes acheteurs ?

Et si on laissait parler les jeunes acheteurs ? – Vidéo

Et si on laissait parler les jeunes acheteurs ?

Et si on laissait parler les jeunes acheteurs ?

Et si, pour une fois, on écoutait ce que les jeunes acheteurs ont à dire ? Pas les experts, pas les dirigeants. Mais celles et ceux qui, chaque jour, découvrent le métier, en subissent les contradictions, et essaient d’y trouver du sens.

Dans cette vidéo diffusée sur Apprendre les Achats, la parole est donnée à de jeunes professionnels issus de parcours différents, qui vivent leurs premières années dans la fonction achats. Ce qu’ils partagent ? De la lucidité, des frustrations… mais aussi une vraie envie de faire bouger les lignes. C’est cette voix souvent trop peu entendue que nous avons souhaité mettre en lumière.

 

groupe de jeunes acheteurs en entretien pour Apprendre les Achats

Un métier en mutation (et ce n’est pas qu’un slogan)

Ce qui frappe d’abord, c’est le décalage entre les ambitions stratégiques affichées par les directions achats et la réalité vécue par les jeunes acheteurs. Sur le papier : pilotage de la performance, contribution à la RSE, partenariat avec les fournisseurs. Sur le terrain : reporting chronophage, pression sur les prix, silos internes, manque de vision globale.

Pour autant, il ne s’agit pas de rejet. Les jeunes interrogés font preuve de pragmatisme. Ils comprennent les contraintes, mais questionnent les priorités. Pourquoi parle-t-on d’innovation tout en imposant des outils obsolètes ? Pourquoi valorise-t-on l’agilité alors que les procédures sont figées ?

« Est-ce qu’on achète toujours uniquement pour faire des économies ? Où est la création de valeur ? »

Un regard neuf, mais pas naïf

Ces jeunes professionnels ne réclament pas un traitement de faveur. Ils demandent simplement à comprendre. À pouvoir poser des questions sans passer pour des insolents. À être associés aux réflexions, pas cantonnés à l’exécution.

Le besoin de sens revient dans toutes les discussions. Pas forcément dans une vision idéaliste du métier, mais dans la recherche de cohérence entre les discours et les actes. S’il s’agit d’achats responsables, alors il faut pouvoir interroger les critères de sélection, la relation fournisseur, les arbitrages budgétaires.

Et lorsqu’ils parlent de sens, ils parlent aussi d’impact. Ce n’est pas un effet de mode : c’est une volonté sincère de contribuer, d’apporter de la valeur, de comprendre comment leur travail s’inscrit dans une vision plus large.

« On nous parle d’achats responsables, mais si on choisit le moins cher sans discuter, on passe à côté. »

Entre responsabilité et envie d’agir

Ils savent que la fonction achats n’est pas simple. Qu’il y a des tensions permanentes entre performance économique, délais, qualité et enjeux RSE. Mais ils veulent être formés à ces arbitrages, pas seulement les subir.

Ils ne rejettent pas les outils, mais souhaitent qu’ils soient pensés pour leur réalité. Moins de tableurs, plus de solutions collaboratives. Moins de reporting descendant, plus de données utiles à la prise de décision.

Et surtout, ils aspirent à une relation plus humaine. Avec leurs managers, avec les autres fonctions, avec les fournisseurs. Le lien, la communication, la pédagogie sont pour eux les piliers d’une fonction achats plus moderne.

Ce qu’ils attendent des organisations

  • Du mentoring : pour être accompagnés par des profils expérimentés qui partagent, qui expliquent, qui donnent des clés
  • Du contexte : pour comprendre les enjeux globaux, les contraintes de l’entreprise, la stratégie derrière les décisions
  • De la confiance : pour pouvoir proposer, tester, échouer parfois, mais apprendre
  • Des outils : pour gagner du temps, collaborer efficacement, sortir de l’administratif pur
  • De la transparence : sur les objectifs, les résultats, les impacts des choix

Pourquoi cette parole est précieuse

Parce que ces jeunes acheteurs sont les futurs piliers de la fonction. Ils incarnent une nouvelle génération, connectée, exigeante, curieuse. Ils ont une appétence naturelle pour les outils numériques, une conscience aiguë des enjeux de durabilité, et une vision collaborative du métier.

Les ignorer serait une erreur stratégique. Leur expérience, même courte, apporte un éclairage indispensable sur la manière dont les organisations achats sont perçues de l’intérieur. Et cette perception compte, car elle conditionne l’attractivité de la fonction, son dynamisme, sa capacité à se renouveler.

« L’agilité, ce n’est pas juste aller plus vite. C’est s’adapter intelligemment. »

Agilité, durabilité, collaboration : des aspirations profondes

Les mots-clés qui reviennent dans les témoignages sont révélateurs : agilité, durabilité, transparence, co-construction. Ce ne sont pas des mots à la mode. Ce sont des exigences. Et ce sont aussi des leviers pour transformer la fonction achats.

En formant mieux, en écoutant davantage, en investissant dans les outils et dans l’humain, les entreprises peuvent bâtir des organisations achats plus performantes… et plus engagées.

Conclusion : remettre l’humain au centre

Cet entretien nous rappelle une évidence trop souvent oubliée : la qualité d’une organisation achats ne se mesure pas seulement à ses économies, mais à sa capacité à donner du sens à ses pratiques, à embarquer ses équipes, à évoluer en phase avec les enjeux de son temps.

Les jeunes acheteurs n’ont pas toutes les réponses. Mais ils posent les bonnes questions. Et dans un monde incertain, c’est peut-être ce qu’on peut attendre de mieux d’une nouvelle génération.

Alors oui, laissons-les parler. Et surtout, écoutons-les.

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